Le programme d'étiquetage nutritionnel à l'avant de l'emballage de Santé Canada est obligatoire depuis le 1er janvier 2026 pour la plupart des aliments préemballés. Tout produit contenant 15 % ou plus de la valeur quotidienne en graisses saturées, en sucres ou en sodium doit afficher un symbole loupe “Élevé en” bien visible à l'avant. L'ACIA applique la règle dans les épiceries.
Dernière mise à jour : 2026-05-07
La prochaine fois que vous saisissez une boîte de craquelins ou un pot de vinaigrette à l'épicerie, cherchez la loupe.
Depuis le 1er janvier 2026, le programme d'étiquetage nutritionnel à l'avant de l'emballage (AE) de Santé Canada est pleinement en vigueur (Santé Canada). Si un produit alimentaire préemballé contient des niveaux élevés de graisses saturées, de sucres ou de sodium, il doit maintenant l'indiquer clairement, en langage simple, directement à l'avant de l'emballage. Plus besoin de chercher dans le tableau de la valeur nutritive.
Ce n'est pas une simple mise à jour visuelle. C'est un changement structurel dans la façon dont les fabricants d'aliments communiquent les risques aux consommateurs, et il se manifeste déjà sur les tablettes.
Que signifie le symbole “Élevé en” ?
Le symbole est une loupe noire et blanche avec les mots “Élevé en” (ou “High in” en anglais) suivis du nutriment en cause. Il apparaît lorsqu'un produit dépasse 15 % de la valeur quotidienne (VQ) en graisses saturées, en sucres ou en sodium (Santé Canada).
Ce seuil de 15 % a été établi délibérément. Les nutriments atteignant ou dépassant ce niveau sont considérés comme assez préoccupants pour mériter l'attention des consommateurs, et les valeurs quotidiennes sont basées sur un régime de référence de 2 000 calories. Ainsi, si une boîte de craquelins au fromage contient 18 % de la VQ en sodium par portion, vous verrez “Élevé en sodium” à l'avant du paquet.
Une note technique utile à connaître : pour les mets préemballés dont la quantité de référence est de 200 grammes ou plus, comme un lasagne surgelé, le seuil est de 30 % de la VQ plutôt que 15 %. Le seuil de 15 % s'applique à la grande majorité des produits courants : collations, condiments, sauces, céréales de petit-déjeuner et autres aliments emballés.
Le symbole peut apparaître plusieurs fois sur le même emballage. Un produit élevé à la fois en graisses saturées et en sodium affichera les deux symboles séparément. Il n'y a pas de maximum.
Quels aliments doivent afficher le symbole, et lesquels en sont exempts ?
Le règlement couvre la plupart des aliments préemballés. Cela inclut les céréales de petit-déjeuner, les yaourts, les croustilles, les charcuteries, les soupes en conserve et les produits de boulangerie.
Certaines catégories sont exemptées, notamment :
- Les fruits et légumes entiers frais, surgelés, en conserve ou séchés, à condition qu'ils ne contiennent pas d'ingrédients ajoutés avec des graisses saturées, des sucres ou du sodium
- Les coupes entières crues d'une seule viande, de volaille ou de poisson vendues sans tableau de la valeur nutritive
Ces exemptions sont basées sur la catégorie du produit, et non simplement sur le nombre d'ingrédients (ACIA). Une poitrine de poulet simple vendue sans tableau nutritif est exemptée. Une poitrine de poulet marinée dans une sauce ne l'est pas.
L'exigence bilingue fait partie du même règlement. Tout produit qui se qualifie pour le symbole doit l'afficher en français et en anglais (ACIA). Les obligations linguistiques officielles du Canada s'étendent au symbole à l'avant de l'emballage. Il existe des exemptions bilingues limitées pour les produits vendus exclusivement dans certains marchés régionaux spécifiques, mais tout produit vendu à l'échelle nationale doit afficher les deux versions linguistiques.
Le Canada est-il en avance sur les autres pays pour l'étiquetage nutritionnel ?
Oui, et de maniere significative. En 2026, le Canada est le seul pays du G7 à exiger un symbole d'avertissement nutritionnel obligatoire à l'avant de l'emballage au niveau fédéral (Global Food Research Program). Les États-Unis, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni et le Japon ont tous des systèmes d'étiquetage à l'avant de l'emballage, mais la participation y est volontaire dans chacun de ces pays.
En dehors du G7, des systèmes d'avertissement obligatoires existent dans plusieurs pays, dont le Chili, le Mexique et le Pérou. Le Canada rejoint ce groupe en tant que premier membre du G7 à franchir le cap du volontaire au réglementaire.
En pratique, les consommateurs canadiens bénéficient désormais d'une protection réglementaire qui n'existe pas dans la plupart des pays comparables. Lorsque vous voyez un produit avec le symbole “Élevé en”, vous voyez le résultat d'une exigence fédérale, et non un choix de marketing de l'entreprise.
Comment l'ACIA assure-t-elle la conformité depuis le 1er janvier 2026 ?
L'Agence canadienne d'inspection des aliments a commencé à appliquer le règlement AE le 1er janvier 2026, sans période de grâce discrétionnaire. Les produits non conformes sont soumis au processus de réponse réglementaire standard de l'ACIA (ACIA).
Ce processus peut inclure des ordres de conformité, des saisies de produits, des rappels et des amendes, selon la gravité et les antécédents de non-conformité. Les inspecteurs de l'ACIA effectuent des vérifications dans les commerces dans le cadre de la surveillance habituelle de l'étiquetage des aliments. Un produit trouvé sans le symbole requis peut être signalé et retiré des tablettes.
Pour les consommateurs, cette application crée des attentes cohérentes. Un symbole exigé par la loi a plus de poids qu'un symbole qu'une entreprise choisit d'ajoutér de son propre chef.
Comment utiliser le symbole concrètement à l'épicerie
La démarche est simple. Regardez le panneau avant de l'emballage. Si vous voyez le symbole loupe, notez quel nutriment est signalé. Les graisses saturées, les sucres et le sodium apparaissent séparément, vous savez donc exactement où se situe la préoccupation.
Pour aller plus loin, consultez le tableau de la valeur nutritive sur le côté ou le dos de l'emballage. Les pourcentages de VQ y confirmeront ce qui a déclenché le symbole et vous donneront un portrait complet du profil nutritionnel, y compris les nutriments non couverts par le programme AE comme les protéines, les fibres et les vitamines.
Des applications comme NoJunk peuvent scanner les codes-barres et signaler ces symboles automatiquement, pour les produits en français comme en anglais, sans avoir à décoder l'étiquette vous-même au milieu d'une allée d'épicerie.
L'intention de Santé Canada était de rendre le signal visible sans obliger les acheteurs à faire des calculs. Le symbole est conçu pour fonctionner même quand on est pressé.
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Foire aux questions
Qu'est-ce qui déclenche le symbole “Élevé en” sur un produit alimentaire canadien ?
Un produit doit afficher le symbole “Élevé en” lorsqu'il contient 15 % ou plus de la valeur quotidienne (VQ) en graisses saturées, en sucres ou en sodium, selon la portion indiquée sur l'emballage. Ce seuil est fixé par Santé Canada et s'applique à la teneur en nutriments par portion par rapport à un régime de référence de 2 000 calories. Pour les mets préemballés avec une quantité de référence de 200 grammes ou plus, le seuil est de 30 % de la VQ. Le symbole peut apparaître plusieurs fois si plus d'un nutriment dépasse le seuil. Source : Santé Canada.
Y a-t-il des aliments exemptés du nouveau symbole ?
Oui. Les principales catégories exemptées sont les fruits et légumes entiers frais, surgelés, en conserve ou séchés, à condition qu'ils ne contiennent pas d'ingrédients ajoutés avec des graisses saturées, des sucres ou du sodium, et les coupes entières crues d'une seule viande, de volaille ou de poisson vendues sans tableau de la valeur nutritive. La plupart des autres aliments préemballés, dont les céréales, les croustilles, les sauces, les condiments, les produits laitiers et les charcuteries, sont visés par le règlement. Source : ACIA exemptions.
Le nouveau symbole nutritionnel doit-il apparaître en français et en anglais ?
Oui. Tout produit qui se qualifie doit afficher le symbole en français (“Élevé en”) et en anglais (“High in”), conformément aux obligations d'étiquetage bilingue des aliments au Canada. Il existe des exemptions limitées pour les produits vendus exclusivement dans certains marchés régionaux spécifiques, mais tout produit distribué à l'échelle nationale doit afficher les deux versions linguistiques du symbole. Source : ACIA étiquetage bilingue.
Que se passe-t-il si un magasin vend des produits sans le symbole requis ?
Le processus d'application de l'ACIA s'applique. Les inspecteurs effectuent des vérifications dans les commerces dans le cadre de la surveillance habituelle de l'étiquetage des aliments. Un produit non conforme peut être signalé, et l'entreprise alimentaire responsable peut faire l'objet d'ordres de conformité, de saisies ou de rappels. L'ACIA a clairement précisé que la date d'entrée en vigueur du 1er janvier 2026 ne comportait aucune période de grâce discrétionnaire. Pour la plupart des produits, le symbole devrait déjà être en place. Source : Application ACIA.
Comment vérifier rapidement si un produit est “Élevé en” quelque chose avant de l'acheter ?
Regardez d'abord le panneau avant de l'emballage. Le symbole loupe “Élevé en” sera visible si le produit atteint le seuil pour l'un des trois nutriments. Pour un aperçu complet, consultez le tableau de la valeur nutritive sur le côté ou le dos de l'emballage, qui liste les pourcentages de VQ pour tous les nutriments réglementés. Pour un balayage plus rapide en magasin, NoJunk lit le code-barres et signale ces indicateurs automatiquement, en français comme en anglais.
Dernière mise à jour : 2026-05-07